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Shine on you Sharp Diamond
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Où l’on découvre des petits bijoux de l’industrie
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En évoquant le diamant, c’est tout un univers luxueux qui vient à l’esprit. Et pourtant, cette pierre précieuse ne se limite pas à la joaillerie : ses propriétés uniques en font aussi un allié précieux pour l’industrie. Au début des années 30, les industriels ont besoin de meules abrasives capables de couper, tronçonner, rectifier des matériaux de plus en plus durs.
Le diamant naturel, utilisé sous forme de poudre, apparaît alors comme un matériau miracle. Il résiste là où les disques abrasifs traditionnels s’usent rapidement, notamment face au béton, à la pierre naturelle, au carrelage ou aux métaux très durs.
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Atelier de fabrication des produits diamant à l’usine de Norton à la Courneuve, 1956 © DR / Archives de Saint-Gobain
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Mais, léger problème, il est rare et cher… En effet, le diamant est 12 000 fois plus cher que les abrasifs courants. Ce frein économique explique pourquoi son usage a été progressivement abandonné.
En 1934, la Norton Company est la première à annoncer la fabrication d’une meule diamant de 180 mm de diamètre. La poudre de diamant est concentrée sur une petite épaisseur d’un millimètre sur un disque, au contact direct de la matière, alors qu'auparavant elle était uniformément répartie dans le volume entier de la meule. On économise ainsi une quantité précieuse de matière.
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Rodage à la meule diamant à l’usine Norton, 1935 © DR / Archives de Saint-Gobain
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Les disques spécialement étudiés par les laboratoires de Norton à Worcester présentent une durée de vie exceptionnelle – plusieurs mois d’utilisation – et une qualité de coupe optimale. Le fabricant et ses clients sont gagnants ! Plusieurs marques d'abrasifs acquises par la suite par Norton, comme Winter en Allemagne, Clipper et Carborundum aux États-Unis se sont elles aussi intéressées aux propriétés extraordinaires du diamant.
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Meules diamant Norton, 1935 © DR /
Archives de Saint-Gobain
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La même année, en 1934, Raymond Ridgway réalise la synthèse du Carbure de Bore Norton, matériau le plus dur après le diamant. On le baptise le Norbide. Mais la véritable révolution technologique pour l’industrie arrive dans les années 1950. General Electric invente une méthode de fabrication de diamant synthétique, faisant ainsi reculer l’usage du diamant naturel. Avec lui, les grains sont adaptés à l'abrasion, la qualité est contrôlée, on peut le produire à grande échelle, le tout à coût réduit !
Aujourd'hui, les disques diamant de Norton, avec notamment la marque Clipper, restent l'une des solutions les plus performantes de ce fabricant historique.
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Disque diamant Norton Clipper 300mm © Norton - Saint-Gobain Abrasives
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Les Archives de Saint-Gobain et l’École nationale supérieure d'architecture et de paysage de Lille (ENSAPL) ont engagé un partenariat depuis plusieurs années.
S’appuyant sur leurs importantes sources documentaires, les Archives accompagnent les étudiants dans la découverte de l’histoire des matériaux du passé, éclairant ainsi les futurs architectes qui participeront aux déconstructions, aux rénovations et aux constructions nouvelles.
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Et comme chaque année, deux bourses seront remises à des étudiants de l’ENSAPL participant au séminaire d’initiation à la recherche "les produits de la croissance", afin de financer leur projet de recherche. C’est ce 27 janvier que les deux sujets lauréats seront sélectionnés par le jury. À suivre !
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